Médicaments à usage humain et vétérinaire

Autorisations

Un médicament ne peut être distribué en Suisse qu’à condition qu’il ait été autorisé par Swissmedic. Entrent dans la catégorie des médicaments soumis à autorisation les produits suivants:

 

  • les médicaments de synthèse à usage humain
  • les médicaments biotechnologiques à usage humain
  • les médicaments de la médecine complémentaire et les phytomédicaments (phytothérapie)
  • les vaccins à usage humain
  • les produits sanguins
  • les médicaments vétérinaires.

En ce qui concerne les autorisations de mise sur le marché de nouveaux médicaments, Swissmedic se réfère aux critères internationaux en vigueur. En d’autres termes, les médicaments ne peuvent être commercialisés que lorsque leur qualité, leur sécurité et leur efficacité ont été suffisamment attestées et vérifiées.

 

Le contrôle de qualité requis pour les médicaments est onéreux et prend souvent plusieurs mois. Swissmedic s’efforce toutefois de raccourcir les délais de traitement tout en conservant le niveau de qualité de ses expertises, afin que les patients puissent disposer aussi rapidement que possible de nouveaux médicaments importants.

Surveillance du marché des médicaments

Les médicaments restent soumis au contrôle des autorités même après leur lancement sur le marché. Malgré les analyses approfondies effectuées avant l’octroi de l’AMM et les critères stricts d’autorisation, certains risques rares liés à l’usage de médicaments peuvent n’être détectés qu’après la mise sur le marché, lorsque le médicament est déjà très largement utilisé au quotidien. Swissmedic rassemble et évalue donc les rapports d’effets indésirables transmis par les professionnels (médecins, pharmaciens et droguistes), par les entreprises pharmaceutiques et par les patients. Les problèmes de qualité doivent eux aussi être annoncés.

 

L’institut examine avec soin les annonces qui lui parviennent, afin d’identifier les nouveaux risques et de prendre les mesures qui s’imposent, p. ex. en définissant des précautions à respecter lors de l’administration, en limitant les canaux de distribution, ou encore en retirant certains produits du marché.

 

Le commerce électronique n’est pas sans présenter un risque important pour la santé, dans la mesure où Internet permet de se faire livrer en Suisse des médicaments provenant du monde entier. Or, parmi les produits proposés, nombreux sont ceux qui sont de qualité insuffisante, sciemment contrefaits ou munis d’un étiquetage erroné. En Suisse, la vente de médicaments par correspondance n’est autorisée que dans des conditions définies par la loi, les autorisations correspondantes étant octroyées par les cantons.

 

Par ailleurs, lorsqu’un médicament n’est pas utilisé conformément à sa destination ou avec modération, il peut également présenter un risque pour la santé. C’est pourquoi la publicité, en particulier à la radio, à la télévision, au cinéma et sur Internet, est soumise à des restrictions. Lorsqu’il s’agit de médicaments vendus sur ordonnance, la publicité ne peut s’adresser qu’aux professionnels de la santé et non pas directement au grand public.

 

Afin de pouvoir surveiller ces différentes activités, Swissmedic travaille en collaboration avec les autorités douanières ainsi qu’avec les autorités sanitaires cantonales et de poursuite pénale. Outre l’institut, les pharmaciens cantonaux assument notamment des tâches importantes en matière d’exécution dans le domaine des produits thérapeutiques. Par ailleurs, un réseau de collaboration a été mis en place dans le contrôle du commerce national et international des stupéfiants, des substances psychotropes et des précurseurs chimiques, l’objectif étant de garantir une utilisation appropriée et sûre de ces substances à des fins médicales.