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22.10.09 - Les pilules contraceptives contenant de la drospirénone présentent un niveau de risques équivalent à celui des autres préparations de ce type disponibles sur le marché. Soulignons que c'est pendant la première année d'utilisation que le risque de thromboembolie veineuse est maximal pour toutes les femmes sous contraceptifs oraux, qu'ils contiennent ou non de la drospirénone. Tels sont les principaux résultats de la procédure de réexamen portant sur les contraceptifs oraux combinés (COC) qui a été ouverte en juin dernier et pour laquelle Swissmedic, Institut suisse des produits thérapeutiques, s'est appuyé sur deux nouvelles études internationales. De l'avis de Swissmedic, les COC ne devraient être prescrits par les médecins qu'après examen minutieux et anamnèse complète de la patiente. Ainsi, ils se doivent de prendre tout particulièrement en compte les facteurs de risque des thromboembolies veineuses, tels que la prédisposition génétique, le surpoids et le tabagisme, avant de prescrire une pilule contraceptive ayant pour principe actif de la drospirénone ou une pilule dite de 3ème génération. L'institut recommande en outre d'opter pour une méthode contraceptive non hormonale en cas de présence de l'un de ces facteurs de risque.
Depuis mai 2009, les médias suisses ont régulièrement évoqué les risques liés aux pilules contraceptives. Swissmedic a quant à lui publié sur son site web (http://www.swissmedic.ch/aktuell/00003/01095/index.html?lang=fr) un article dans lequel il faisait le point de manière très complète sur les risques de thromboembolies veineuses (TEV). Avec le concours de son Human Medicines Expert Committee, l'Institut suisse des produits thérapeutiques a effectué une analyse des données et des études les plus récentes sur les facteurs de risque. Il s'est fondé pour ce faire en particulier sur deux nouvelles études épidémiologiques menées aux Pays-Bas et au Danemark, qui ont été publiées en août 2009 et qui faisaient état d'un risque de TEV accru lié à la drospirénone. Elles montraient en effet que le risque augmente avec l'âge de la femme et avec la teneur en estrogènes de la pilule. Une comparaison directe effectuée dans les deux études a en outre mis en évidence que les pilules de troisième génération présentent, par rapport à celles de deuxième génération, un risque quasiment deux fois plus élevé. Ainsi, le risque de thromboembolie veineuse est inférieur avec des pilules contenant de la drospirénone qu'avec des pilules de troisième génération.
Une fois cette procédure de réexamen achevée, Swissmedic en fera introduire les résultats dans les textes d'information, qui énoncent en détail les mesures de précaution à observer. Mais les femmes qui souhaitent une contraception hormonale sont invitées dans tous les cas à discuter des risques qui lui sont liés avec leur médecin.
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